Logiciels de correction : attention !

Antidote, Le Robert, Cordial, et j’en passe, sont autant de logiciels aujourd’hui utilisés par tout un chacun souhaitant corriger un écrit, quel qu’il soit.

Je ne contredirai pas leur aide précieuse – encore faut-il en ajuster certains réglages –, mais tiens tout de même à rappeler que ces outils ne sont pas infaillibles.

Alors, pourquoi y avoir recours ?

Ils permettent la détection de certaines erreurs, une forme de premier « nettoyage » avant une correction à proprement parler :

→ orthographe, faute de frappe [« é »/« er »]

→ ponctuation et ces normes (espaces fines, type de guillemets, etc.)

→ vocabulaire (verbes ternes, répétitions)

Super ! Mais quelles sont leurs limites ?

La première, si vous ne maîtrisez pas le logiciel, il perdra en efficacité, car les ajustements manqueront de précisions.

Aussi, les fautes potentiellement relevées se présentent sous forme de propositions. Par conséquent, si vous-même doutez de certaines règles, certains concepts, le logiciel pourrait bien vous induire en erreur, et ajouter des maladresses là où il n’y en avait pas.

D’autre part, un logiciel est, par définition, programmé à répondre à des tâches fonctionnelles, structurées et normées, et se trouve donc dénué de réflexion et d’analyse, ce que la langue française impose par ses subtilités. Vous me suivez ?

Ainsi, un logiciel ne prendra pas en compte le style de l’auteur, le contexte, etc. Il ne saura tout bonnement pas ce que vous voulez dire, et ne vous le demandera pas.

Un logiciel aura par exemple tendance à s’emmêler les pinceaux face aux accords du participe passé dans une phrase longue, comme en l’absence ou présence d’une virgule qui change tout.

Un petit exemple pour illustrer tout ça ?

Phrase non corrigée :

« Ethan entre à son tour, traçant délibérément jusqu’à sa place sans un bonjour, alors que mes collègues le suivent du regard effarés par cette attitude qui ne lui ressemble pas. »

→ Dans cette phrase, Antidote souligne « effarés », invitant à ne pas confondre participe passé « é » et infinitif « er ». Tandis que Word suggère d’accorder « effarés » à « regard ».

L’œil humain, lui, comprendra que les « collègues » sont « effarés », et qu’une virgule serait de bon ton pour mettre en valeur ce sens.

Phrase révisée :

« Ethan entre à son tour, traçant délibérément jusqu’à sa place sans un bonjour, alors que mes collègues le suivent du regard, effarés par cette attitude qui ne lui ressemble pas. »

Correcteur humain : 1, logiciels de correction : 0 

Vous l’aurez compris, bien que ces applications se soient perfectionnées avec le temps, la technologie ne pourra jamais se substituer aux compétences d’un professionnel.

 

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