Tout savoir sur la correction : bilan d'enquête

– Auteurs et correction –

Voilà quelques semaines que je mène l’enquête grâce au formulaire que je vous ai proposé ici, comme sur les réseaux. Sa vocation ? Identifier les besoins des auteurs quant à la correction de leurs manuscrits, ainsi que vérifier la cohérence des services actuellement accessibles. 

L’heure du bilan a sonné ! 

Avant cela, je tenais à vous remercier sincèrement d’avoir pris le temps de remplir ce questionnaire, et ainsi, de contribuer à mes réflexions sur le sujet.  

Vos différents retours révèlent un besoin de transparence sur les enjeux d’une telle collaboration, mais sous-entendent également que certains aspects de mon métier restent méconnus. 
Aussi, afin de rétablir un équilibre légitime, je vous propose de survoler vos réactions et d’y apporter des éléments clairs et concrets.

Avez-vous déjà fait appel à un professionnel de la correction ?

Comme vous pouvez le constater, la majorité d’entre vous réplique par la négative.

Pourquoi ? Le coût que représente une correction est un frein pour bon nombre des participants. Cela dit, à la lecture des réponses suivantes (estimation du temps de travail notamment), les différences sont telles qu’elles génèrent indubitablement des incohérences. 

Selon vous, combien d’heures de travail sont nécessaires à la correction d’un manuscrit de 350 000 signes (espaces comprises) ?

Et là, c’est le drame ! 70 % d’entre vous considèrent que moins de 25 heures de travail suffisent, ce qui, en réalité, est clairement en deçà de la réalité. Rappelez-vous, j’ai pour mission de prendre soin de votre écrit, de le sublimer, donc ne peux procéder avec légèreté. 

 

→ Précisions :

Certains estiment la vitesse moyenne approximative de correction à 8 000 signes par heure. Si nous nous basons sur cette donnée, le manuscrit cité en exemple pourrait être corrigé en une quarantaine, voire cinquantaine d’heures, en fonction des besoins de l’auteur et de la prestation retenue. 
Concernant le délai de retour, pour le volume évoqué ici, la quinzaine de jours est généralement appréciée et permet l’aménagement de plages de communication – indispensable – entre l’écrivain et son correcteur.

À quel tarif estimez-vous la correction d’un manuscrit de 350 000 signes ?

La moyenne de vos réponses l’évalue à 203 euros.

→ Précisions :
Dans l’ensemble, les prix oscillent entre 200 et 350 euros pour la prise en charge de ce type d’écrit en relecture ou correction simple (orthographe, ponctuation, conjugaison, etc.). Pour ma part, je facture la première, a minima, 210 euros, et la seconde 256. 

En correction approfondie, inévitablement la note s’intensifie (ouille !), car le travail également. Ainsi, pour ce service complet (correction simple + reformulation suggérée, le cas échéant), il y a de quoi avoir la tête qui tourne, puisque certains professionnels n’hésitent pas à faire grimper la douloureuse au-delà des 1 000 euros ! Oui, vraiment, mais heureusement, ils ne sont pas majoritaires. De mon côté, sans surévaluer ou sous-estimer mes compétences, je propose ce forfait à partir de 443 euros, somme qui me semble honnête pour un travail qui se veut rigoureux et collaboratif avec l’auteur qui me confie son manuscrit.

Pour aller plus loin

→ Quelles prestations ? Quelle méthodologie ?
Correction simple, approfondie et relecture sont mes principaux services. Pour chacun d’eux – au-delà de 200 000 signes –, j’opère comme suit :
• Je scinde l’ouvrage en quatre parties, les prépare et corrige (fichier Word, en suivi de modifications), puis les renvoie au fur et à mesure de mon travail. 
• L’auteur valide* chacune d’elles et me les retourne pour une dernière vérification.
• Une fois les quatre parties corrigées, approuvées et relues, je les rassemble et les livre à l’auteur en un seul et même fichier, soit, le manuscrit finalisé.
Comme évoqué plus haut, la communication et la confiance sont primordiales, les échanges de courriels ou rendez-vous téléphoniques font donc partie intégrante de ma pratique et sont essentiels à la cohérence d’une collaboration.

J’espère avoir fait la lumière sur ces points particuliers, peu abordés d’ordinaire, et reste à l’écoute des attentes qui vous sont propres. 

Je tiens également à préciser, si cela est nécessaire, que je me penche avec la même attention sur tout type d’écrit, quel que soit son volume (lettre, article, etc.) ou son sujet.

Chaque mot couché mérite que des yeux s’y attardent.

* Un professionnel de la correction ne peut modifier un texte sans votre accord, propriété intellectuelle oblige.

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